Test Scott Kinabalu Ultra : Scott se met au niveau de la concurrence pour l’ultra

Kinabalu Ultra

Scott (Trail)

Pourquoi la Kinabalu Ultra 2026 marque un tournant

La Kinabalu Ultra 2026 n’est pas “juste une nouvelle chaussure de plus” : c’est, à mes yeux, le signe d’un vrai repositionnement de SCOTT Sports sur le segment des chaussures de trail longue distance. La marque ne se contente plus d’une proposition “niche” : elle arrive avec une plateforme moderne (stack élevé, rocker affirmé), une tige premium (Matryx®) et une semelle propriétaire pensée pour tracer longtemps, vite, et sur terrains variés.

Ce renouveau se ressent aussi dans les retours des testeurs : plusieurs médias saluent une exécution plus “aboutie” et plus actuelle que certaines générations précédentes (finition, dynamisme, cohérence globale).

Avant d’aller plus loin, un point important pour éviter toute confusion : la Kinabalu Ultra 2026 (modèle 425101/425102) n’est pas la nouvelle itération de l’ancienne “Kinabalu Ultra RC”. La “Ultra RC” est un autre produit, avec une logique et des caractéristiques propres et surtout pensée pour d’autres usages.

Fiche technique vérifiée et promesse produit

Sur la fiche officielle, la Kinabalu Ultra est annoncée comme une chaussure “longue distance” orientée endurance et polyvalence, avec un ensemble technologique clair : Kinetic Nitrogen MidsoleER3 Evolved RockerUltra Traction, et une tige Matryx®.

Caractéristiques Détails
Poids
~260 g (homme, pointure 42,5)
Drop
~ 6mm
Stack
42 mm (talon) / 36 mm (avant-pied)
Amorti / semelle intermédiaire
Double couche de super-mousse en A‑TPU (moelleux, rebondissant et durable)
Tige / empeigne
Empeigne dynamique en fibres tissées extensibles (en instance de brevet)
Plaque / renfort
Plaque carbone “parallèle” en H
Semelle extérieure / Adhérence
Caoutchouc “zonal” / empiècements + crampons 3 mm (profil très roulant)
Prix

Une stabilité “d’ultra” qui met en confiance

C’est LE point qui m’a marqué : la stabilité est exceptionnelle sur une grande variété de terrains. Sur des singles techniques (racines, cailloux, irrégularités), mais aussi sur des traces brutes type éboulis ou lit de rivière, j’ai eu cette impression rare que le pied ne bouge pas, que la plateforme reste lisible, et que je peux garder une allure solide “sans serrer les dents”.

Cette sensation rejoint en partie certains retours tests : un média spécialisé décrit une plateforme très stable et “confiance-inspirante” sur terrains irréguliers, malgré la hauteur de semelle, grâce à une base assez large.

En revanche, et c’est intéressant, d’autres testeurs sont plus partagés : certains évoquent une stabilité moins rassurante sur terrain très technique (racines/rochers), en expliquant que le pied “surplombe” la semelle et que l’absence d’un vrai “bucket seat” (pied plus encaissé) peut rendre l’ensemble moins serein sur gros dévers ou chaos.

Ma lecture : la stabilité dépend beaucoup de ta biomécanique (pied “propre” vs cheville plus mobile), de ton habitude des gros stacks, et du laçage/fit. La chaussure, elle, a clairement les attributs d’une plateforme moderne (stack + rocker + base travaillée), mais tout le monde ne la vivra pas de la même façon.

Tige Matryx : respirante, sécurisante, vraiment premium

Le confort de la tige Matryx est, pour moi, un gros “oui”. J’ai trouvé l’ensemble bien respiranttout en restant très maintenu, avec un sentiment de sécurité qui dure au fil des kilomètres. Les tests confirment globalement la direction : plusieurs reviewers décrivent une tige Matryx à la fois légère, durable, respirante, et un fit précis.

Pour donner un peu de contexte “matériau”, Matryx® est une technologie textile associée à Chamatex, basée sur des fils synthétiques haute ténacité (polyamide/polyester) et des fils techniques (aramide, carbone…), avec enduction polyuréthane, afin de moduler maintien/résistance par zones.

Protection avant-pied : un vrai pare-pierres, précieux quand la fatigue arrive

Autre point que j’ai beaucoup aimé : l’avant-pied est bien protégé, avec un pare-pierres solide qui remonte assez haut. Pour la montagne et les longues sorties, c’est typiquement le détail qui fait la différence quand la coordination baisse et que la fatigue musculaire s’installe.

Des retours externes vont dans ce sens : plusieurs testeurs mentionnent une protection d’orteils existante (plus ou moins minimaliste selon leur perception), mais globalement utile sur sentier.

L'avis Nomade sur la Kinabalu Ultra

« La Kinabalu Ultra est une chaussure pensée pour les longues distances, combinant toutes les qualités qu'on puisse attendre d'un tel équipement : dynamisme, confort, sécurité et légèreté. On se sent en confiance sur tout type de terrain et tout type de distance, le pied est bien maintenu et l'ensemble est sans fioritures inutiles, uniquement l'essentiel là ou il faut. Et tout cela dans cette version vraiment bien exécutée, ça donne un produit au niveau de ce qu'il se fait de mieux chez les autres marques et qui conviendra à la plupart des coureurs ! »
Nicolas
Coureur Nomade

Languette et laçage : efficace, mais pas faite pour tous les cous-de-pied

Mon ressenti : la languette est plutôt courte, et l’élastique (ou le système de maintien) l’est aussi. Si tu as un pied fort / un cou-de-pied haut, tu peux sentir un point de pression et tu peux aussi trouver l’enfilage moins “fluide”. Les renforts sur le dessus de la languette sont assez minimalistes : je n’ai pas été gêné, mais je comprends très bien que certains le soient.

Sur les lacets : je les ai trouvés simples, légèrement élastiques, assez longs pour faire de vrais doubles nœuds. Zéro desserrage pendant mes sorties. Plusieurs tests notent aussi un laçage globalement satisfaisant, même si l’efficacité dépend du niveau de verrouillage recherché.

Semelle intermédiaire : amorti, retour d’énergie et rocker

Amorti Kinetic Nitrogen : protecteur, plutôt ferme, rebond mesuré

Dans mon test, l’amorti m’a semblé très bon en absorption, mais avec un retour d’énergie assez modéré. Je ne mettrais pas la Kinabalu Ultra dans la catégorie des mousses “trampoline”. En revanche, j’ai trouvé la chaussure très saine pour enquiller du kilomètre sans se faire secouer. A noter que cette lecture colle à plusieurs avis externes : certains décrivent une mousse dense/ferme plutôt que “plush”, avec un rebond correct mais pas extravagant.

D’autres la trouvent plus vivante que prévu grâce à l’infusion d’azote, tout en restant dans une logique longue distance. Et je dois dire que malgré la différence avec un autre modèle comme la Cloudultra Pro ou la Vectiv Enduris 4, la mousse de cette Kinabalu est vraiment agréable et confortable sur le long terme.

Rocker ER3 : la vraie sensation de propulsion

Là où je trouve la chaussure excellente, c’est sur la dynamique globale : le rocker est suffisamment marqué pour créer une vraie propulsion vers l’avant, surtout sur surfaces “lisses” (pistes, sentiers roulants, portions rapides). Pour relancer et maintenir un rythme soutenu, j’ai trouvé ça très agréable.

C’est exactement l’intention revendiquée avec l’ER3 (efficience + guidage), et pour moi c’est mission accomplie !

Semelle extérieure Ultra Traction : grip bluffant et polyvalence réelle

Accroche sur sec, rochers poussiéreux et terrain mixte

Clairement, j’ai adoré la semelle extérieure. Sur terrain sec, y compris rochers poussiéreux, j’ai eu un grip que je qualifierais de “haut niveau”. Et honnêtement, je n’ai pas eu ce sentiment de manquer quelque chose face à Vibram (ce qui n’est pas un petit compliment).

D’un point de vue technique, Scott présente l’Ultra Traction comme une outsole orientée efficacité sur sentiers roulants rapides, mais aussi avec une accroche multidirectionnelle. Sur le terrain, des tests externes confirment une traction globalement très solide en conditions sèches et mixtes.

Crampons et comportement sur humide

La profondeur de crampons rapportée varie un peu selon les sources : on lit ~4,5 mm chez certains, et ~5 mm chez d’autres.

Concrètement, ça place la Kinabalu Ultra dans une logique “polyvalente/roulante” : assez de relief pour du mixte, mais pas le dessin hyper espacé/hyper haut qu’on chercherait pour de la boue profonde en continu. Et là encore, les tests sont cohérents : bonne tenue générale, mais limites attendues en boue grasse et saturation.

Conclusion - Mon verdict

En résumé, pour moi, la Scott Kinabalu Ultra 2026 est une chaussure rassurante, performante, confortable et très bien conçue, avec une mention spéciale pour la stabilité perçue (dans mon cas), la qualité de tige Matryx, le rocker vraiment efficace et une outsole “Ultra Traction” qui m’a bluffé sur sec et terrain mixte.

Si je devais la décrire en une phrase : une chaussure qui donne envie d’être emmenée partout, et qui symbolise très bien le renouveau de Scott sur le trail longue distance.

Déjà disponible en promotion sur la plupart des marchands en ligne comme ici chez SportShoes.

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